REGARDS CROISÉS – Côte d’ivoire – 2024

La première édition de Regards Croisés a marqué une étape déterminante dans le développement des initiatives internationales de l’Afromusée. Pensée comme une dynamique de dialogue, de création et de rencontres interculturelles, cette édition inaugurale a réuni artistes et acteurs culturels autour d’un processus d’échange, de transmission et de réflexion. Elle a posé les bases d’une démarche fondée sur la collaboration, la mobilité artistique et la mise en relation des imaginaires

REGARDS CROISÉS – Bénin – 2026

En 2024, le Québec et la Côte d’Ivoire ont ouvert un dialogue artistique inédit. En octobre 2026, ce souffle franchit l’Atlantique et atteint Cotonou sous le label #Mino Nexus. Mino : guerrières du Danxomè, symbole de courage féminin. Nexus : point de croisement, promesse de résonance internationale.

Durant 21 jours, sept artistes béninois et sept artistes canadiens, majoritairement québécois, créeront ensemble sur le thème : Traversées, identités & éco-matériau.

Au-delà de la pure création en atelier, le projet se déploie comme un véritable laboratoire de citoyenneté et d’engagement social. Il prévoit des immersions patrimoniales majeures dans des hauts lieux culturels béninois, des transmissions de savoir-faire par des masterclasses et des ateliers grand public, ainsi qu’une action solidaire marquante (création d’une fresque participative) auprès des enfants des rues à Porto-Novo

Cette aventure humaine et artistique trouvera sa première consécration lors d’une exposition majeure à Cotonou, enrichie de performances et de dispositifs de réalité augmentée, avant d’entamer une itinérance internationale vers l’Afromusée de Montréal en 2027.

Le label #Mino Nexus : Ce nom puissant combine deux piliers symboliques. Mino rend un vibrant hommage aux légendaires guerrières du royaume du Danxomè, symboles intemporels de courage, de résistance et de leadership féminin. Nexus évoque quant à lui le point de convergence, le croisement des trajectoires et la promesse d’une résonance interculturelle forte.

La thématique : « Traversées, identités & éco-matériaux » invite les artistes à explorer ensemble les notions de mémoire partagée, d’altérité, de résilience et de défis écologiques contemporains, notamment par l’usage créatif et responsable de matériaux durables ou recyclés.

 

 

 

 

Au fil de la mémoire de la RDC : les histoires brodées de Lucie Kamuswekera.

L’Afromusée présentera du 14 au 22 octobre 2026 une exposition exceptionnelle mettant en lumière les œuvres de l’artiste congolaise Lucie Kamuswekera. 

À travers ses illustrations évocatrices, elle explore les traumatismes du passé colonial ainsi que les cicatrices laissées par les guerres qui déchirent depuis des dizaines d’années ce grand pays au cœur du continent africain. Mais au-delà de la tragédie, ses œuvres célèbrent la résilience et la force des femmes congolaises. Comme l’a si bien dit le professeur Bogumil ami qui suit depuis 4 ans le travail : « Au pire de la tragédie, ce sont toujours les femmes qui non seulement permettent à la société de survivre biologiquement, mais aussi de se reconstituer socialement et moralement. »

Sur ses broderies, l’artiste raconte avec force l’histoire complexe et tumultueuse de la République Démocratique du Congo (RDC), tout en mettant en avant le rôle crucial des femmes dans la survie et la résilience de la société congolaise. En brodant des images sur des sacs en toile de jute usagés, elle illustre l’histoire de la région et tente d’expliquer les racines historiques de la violence qui la ravage aujourd’hui.

L’exposition prend vie à travers les mots de l’artiste elle-même : « Je me suis mis à broder quand les gens ont commencé à mourir à cause de la guerre. » Ces mots résonnent profondément dans le cœur de l’exposition, soulignant le lien intime entre l’art et l’expérience humaine, même dans les périodes les plus sombres de l’histoire.

Cette exposition est une invitation à réflexion sur le pouvoir transformateur de l’art et de la résilience humaine. C’est également une ode à la capacité de l’art à témoigner de l’histoire, à guérir les blessures du passé et à inspirer l’espoir pour l’avenir de la RDC, de l’Afrique et de l’humanité tout entière.

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